Femmes Créoles d'Aujourd'hui

De la conviction à la responsabilité citoyenne
Du 7 au 14 mars 2015 en Guadeloupe

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Les Conférences Débat

Les Tables Rondes - Bokantaj

Dîner-Débat-Musique


Les Conférences Débat

Vivre la réconciliation : des femmes assoiffées de justice - Matthieu 5.6
Jéma TABOYAN

« Heureux ceux qui ont faim et soif de vivre comme Dieu le demande, car Dieu exaucera leur désir ! »

Il est bien difficile de vivre sans justice. Cependant, elle peut demeurer un simple désir, une valeur acclamée. Ce verset parle de soif, de faim que fait naître le manque de justice. Mais cette faim et cette soif caractérisent également la nécessité, la recherche intense d'une justice bien au-delà de celle qui est à notre portée.


Jéma TABOYAN Jéma TABOYAN, mariée et mère de trois enfants (20 ; 18 et 8 ans). Elle a fait ses études de théologie à la Faculté Libre de Théologie de Vaux sur Seine. Elle a vécu une vingtaine d'années de ministère dans les Eglises évangéliques arméniennes comme formatrice, responsable jeunesse. Elle a également été responsable à la Ligue pour la Lecture de la Bible du guide de lecture biblique pour adultes, pendant huit années.
Depuis Octobre 2011, elle est pasteur à l'Eglise Evangélique Libre de Valence. En dehors de ces cadres, elle est régulièrement oratrice dans des conférences et séminaires pour femmes.
Dieu m'a créée femme, m'a appelée en tant que femme et me donne, et donne aux femmes que nous sommes, une mission particulière. Jéma Taboyan
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Vivre le don de soi : des femmes motivées par la douceur et la compassion - Matthieu 5.5-7
Jéma TABOYAN

« Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre ! »
« Heureux ceux qui ont de la compassion pour autrui, car Dieu aura de la compassion pour eux ! »

Dans nos sociétés de plus en plus individualistes, où l'intérêt personnel domine, y a-t-il de la place pour la compassion, pour l'autre ?
Heureux les doux, les humbles, les miséricordieux... Si certaines béatitudes visent des temps particuliers comme les temps de pleurs, la douceur et la compassion décrivent un état, une disposition de cœur, une attitude envers l'autre. Un défi nous est lancé : être heureux, certes, mais avec les autres, en œuvrant pour leur bonheur.

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Vivre la réconciliation : en devenant des femmes artisanes de paix - Matthieu 5.9
Jéma TABOYAN

« Heureux ceux qui créent la paix autour d'eux, car Dieu les appellera ses fils ! 

De quelle paix nous parle ce verset ? La paix intérieure, la paix entre les humains, entre les peuples... La paix est si fragile et en même temps si nécessaire pour continuer à vivre. Elle est à construire. Elle exige qu'on s'y consacre, qu'on y travaille. Le bonheur consisterait donc non seulement à y aspirer mais à devenir des artisanes de paix.

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La responsabilité du chrétien dans le monde
Jéma TABOYAN 
Jésus confie à ses disciples une mission dans ce monde. Pour mieux la cerner il utilise plusieurs images. À la suite du texte des béatitudes (Sermon sur la Montagne), Jésus décrit la responsabilité du chrétien par deux éléments de la vie quotidienne : le sel et la lumière.

Il  dit à ses disciples d'hier et d'aujourd'hui, aux chrétiens du monde entier : vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde. Le sel comme signe de l'alliance, agent conservateur qui protège de la corruption. La lumière ne peut être cachée, elle se voit bien. Elle éclaire et permet de voir.

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Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites le aussi pour eux.
Karen PÉRASTE 
Cette maxime est connue, en Ethique, sous le nom de Règle d’or. Elle se retrouve dans la Bible.  Elle exprime l’Ethique de réciprocité. Celle-ci suppose, en bref, une interdépendance entre l’action des uns et l’action des autres.

Nous proposons d’aborder la conviction et la responsabilité à la lumière de cette Règle d’or. Il apparaîtra notamment que l’action revêt une importance toute particulière sur le chemin de la conviction à la responsabilité. Il s’agira alors d’en saisir certaines implications majeures.


Karen PERASTE Karen PERASTE est doctorante en théologie protestante  à l’Université de Strasbourg.

Intéressée par ce qui se rapporte aux conceptions que les hommes ont de Dieu ainsi qu’aux discours et comportements qui en découlent, elle rédige actuellement une thèse sur la figure du témoin et l’acte testimonial d’un point de vue théologique et philosophique.
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De la conviction à la responsabilité : le cœur soupirant du témoin agissant
Karen PÉRASTE 
Etre témoin c’est une manière responsable d’exprimer ses convictions. C’est vivre de sorte de laisser apparaître notre conception du sens authentique de l’être, ainsi que ce qui nourrit notre espérance.

Il est intéressant de se pencher sur l’ambiguïté de la figure du témoin. Fort et fier, il assume ses responsabilités.  Vulnérable et limité, il ne nie pas ses faiblesses. En tout cas, il parle et il agit parce qu’il est convaincu de porter en lui un sens qu’il veut transmettre,  partager avec ses semblables.

Nous proposons de voir comment la figure du témoin illustre, de manière originale, le rapport de la conviction à la responsabilité.

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Traversée de quelques écritures de femmes des Antilles
et des îles de l’océan Indien : enjeux esthétiques et citoyens
Dominique RANAIVOSON 
Les Antilles et l’Océan Indien sont deux espaces caractérisés par leur configuration archipélique en milieu tropical et par leur passé colonial et esclavagiste. Ainsi, les violences aussi bien naturelles qu’humaines impriment-elles encore les structures sociales et les cultures de ces îles créoles et en particulier la place de la femme. Nous nous proposons d’explorer quelques textes issus des îles Caraïbes : Haïti (Kettly Mars), la Guadeloupe (Gisèle Pineau) ; la Martinique (Fabienne Kanor) et des îles indianocéaniques : Maurice (Shenaz Patel), La Réunion (Catherine Boudet), Madagascar (Charlotte Rafenomanjato).

Nous y verrons comment les femmes mettent en scène des personnages féminins qui, au-delà des différences de contextes et des formes littéraires, représentent la force de survivre au sein d’une complexité qui est à la fois sociale, politique et éthique. Nous nous demanderons à quelles conditions la littérature peut remplir une fonction sociale et si celle-ci doit être au service d’une catégorie (les femmes), d’une société ou d’une idéologie. Nous découvrirons qu’entre enjeux esthétiques et urgences citoyennes, les écrivaines insulaires relèvent avec ces femmes debout des défis insoupçonnés par leur lectorat occidental.

Dominique RANAIVOSON Dominique Ranaivoson est Maître de conférences habilitée à l’Université de Lorraine (Metz).
Spécialisée dans les littératures francophones du Sud, elle y explore les réécritures de l’histoire par les romanciers postcoloniaux. Elle a publié de nombreux articles sur des écrivains de l’Algérie, de l’Afrique sub-saharienne, des Antilles et de l’Océan indien.

Elle est l’auteur d’un Dictionnaire des personnalités historiques de Madagascar (Sépia 2005, rééd 2011) et vient de diriger le volume Les héros culturels, récits et représentations (Sépia, 2014). Elle enseigne aussi à Madagascar
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Les femmes fortes dans la littérature antillaise : quelles convictions face à quels défis ?
Dominique RANAIVOSON 
Les littératures antillaises, en particulier les récits d’enfance (Zobel, Chamoiseau, Mars) mettent en scène le personnage de la femme, grand-mère ou mère, qui affronte les vicissitudes de la vie quotidienne ou les dangers de la vie politique pour protéger ses enfants. Les auteurs construisent des figures qui ne craignent pas de s’exposer et font preuve de ressorts intérieurs à la fois étonnants et mystérieux.

Nous nous proposons d’analyser au plus près quelques textes appartenant à ce registre et d’y trouver les thèses avancées sur la femme et, plus largement, sur la manière de trouver les forces pour faire face à la vie. Cette réflexion littéraire permettra d’introduire une réflexion sur une transposition possible dans la réalité, non moins complexe.

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La femme dans le fonctionnement politique, économique, social de la Caraibe
Eliane SEMPAIRE-ÉTIENNE 
Dans l'espace caribéen, l'adaptation des hommes aux espaces, conditions des milieux, aléas politiques et historiques ..., va façonner des modes de vie, des mentalités et des identités multiples. Il y a donc, unité et en même temps diversité ou pluralité de l'espace caribéen. Cette diversité concerne, les langues, les influences culturelles, les statuts des hommes, les structures économiques et les modèles d'institutions politiques. Dans cet espace de rencontres ou d'affrontement, la femme caribéenne est une et plurielle à la fois.

Une parce que, quelque soit son ethnie, sa condition sociale ou juridique, elle évolue encore dans des territoires marqués globalement par le leadership des hommes et doit son évolution aux luttes menées dans tous les domaines.
Plurielle, parce qu'elle a des statuts différents, des rapports au pouvoir et des modèles de développement culturel différents...


Eliane SEMPAIRE-ETIENNE Professeur d'histoire et de géographie à la retraite, Eliane Sempaire-Etienne est actuellement chercheur en histoire politique contemporaine.

Elle s'est faite une spécialité de l'étude de la vie politique en Guadeloupe, dans la seconde moitié du XXè siècle. Elle a publié de nombreux articles sur l'histoire des femmes, parus notamment dans l'Historial Antillais et plusieurs encyclopédies de la femme antillaise et en 1999, dans 50 ans d'élections à Sainte-Anne (Guadeloupe) 1934-1984 aux Éditions Jasor.
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Soigner en conscience
Dr Eliane CATORC 
Un certain nombre d’actes qualifiés de médicaux ne font pas partie intégrante de la mission du soignant et menacent même, pour certains, la teneur  du "prendre soin". Comment se positionner en tant que soignant? Comment agir en  conscience ? Avec quels repères? Comment faire face aux demandes susceptibles de heurter profondément la conscience quand elles émanent de la personne malade elle-même ? Quelle responsabilité vis à vis de la société? Quelle place pour l’objection de conscience du soignant ?  Comment soigner sans « soi nier » ? Quelle place pour la spiritualité dans la relation de soin?

Le soignant aux prises avec le dénuement, la fragilité et la souffrance de l’homme est souvent renvoyé à ses propres limites. Mais, il peut, par sa présence consentie et encore plus, choisie, jusqu'au plus près des agonisants, témoigner de l’inaltérable valeur de l’homme et de sa vie en s’enracinant résolument dans l’espérance qui est la sienne.

Eliane CATORC Éliane Catorc, médecin généraliste, aujourd’hui en service de soins palliatifs à la Martinique, elle met ses nombreuses expériences humaines et médicales au coeur de son oeuvre « soigner en conscience ».
À la base assez éloignée de la foi catholique et après une vingtaine d'années d'athéisme revendiqué, elle s'est beaucoup questionnée sur le sens de la vie et par la suite, elle s’est convertie au christianisme. Cela a tout d'abord tout chamboulé dans sa vie professionnelle. Puis, passionnée d'éthique, elle s'y est formée et a décidé d'exercer son métier en soins palliatifs, afin d'être en accord avec sa foi.
Elle vient de publier « Soigner en conscience » aux Éditions de l'Emmanuel où elle cherche à éveiller les consciences sur la prise en charge globale de la personne, sur des questions éthiques et sociétales. Elle donne des arguments de la raison sur les aspects de la liberté de conscience, de la liberté d’agir en conscience, et de la laïcité.
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De la responsabilité d’être femme et intellectuelle en Guadeloupe
Patricia BRAFLAN-TROBO 
Quel est le rôle de la femme dans la société guadeloupéenne ? Elle est dite Potomitan, Fanm Doubout, ... mais est-ce tout ? A l'heure où les filles réussissent mieux à l'école que les garçons, où les femmes combinent plusieurs fonctions entre vie privée et vie professionnelle, n'est-ce pas l'heure d'affirmer que sa place est aussi dans le débat d'idées et la réflexion intellectuelle ?

Selon Patricia Braflan-Trobo, si la femme doit prendre sa place dans ce débat, elle doit garder sa vision et ne pas se laisser modeler par les postures et attitudes traditionnellement adoptées par les hommes.

Patricia BRAFLAN-TROBO Patricia Braflan-Trobo est Guadeloupéenne, pointoise, mariée et mère de 2 enfants.
Après ses études et l'obtention d'une maîtrise en économie et gestion des entreprises, elle entre à l'ANPE en tant que Chargée des Relations Entreprises en 1991.
En 1995 elle devient directrice adjointe de l'agence de Pointe-à-Pitre.
Elle assume parallèlement un mandat de déléguée syndicale.
En 2002, elle obtient, par le biais de la formation continue, et avec l'IAE de Nancy 2, un DESS en Gestion des Ressources Humaines.

S'intéressant déjà aux conflits du travail en Guadeloupe, elle prend rapidement conscience que les théories de management apprises lors de son DESS ne sont pas adaptées aux réalités conflictuelles guadeloupéennes.
Ayant décelé l'importance de l'histoire, de l'identité et de la culture dans les conflits sociaux du travail en Guadeloupe, elle entreprend de faire valider sa thèse par un DEA de Sciences politiques, obtenu en 2004.

Elle est l’auteur de Conflits sociaux en Guadeloupe , Histoire, identité et culture dans les grèves en Guadeloupe, (Éditions Harmattan, 2007) ; Société post-esclavagiste et management endogène. Le cas de la Guadeloupe (en (Éditions Harmattan, mars 2009) ; Couleur de peau, stigmates et stéréotypes, La légende des crabes à l'épreuve du management (Éditions Nestor, 2011) ; Noir-e et manager, Impact de la couleur de peau dite noire dans le management en Guadeloupe (Éditions Nestor, 2013).

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De la mère courage à la femme engagée
Luciani LANOIR-L’ÉTANG 
Il s’agit dans cette contribution de montrer comment la femme guadeloupéenne  dont la condition a été forgée au XVIIe siècle par les articles 12 et 13 du Code Noir, a évolué.

Quelles étaient les conditions socioculturelles et politiques de son évolution depuis l’abolition de l’esclavage jusqu’à nos jours ?

La plupart du temps elle a du se passer de l’appui de son compagnon pour élever ses enfants.

Aujourd’hui les femmes investissent les professions masculines, s’engagent dans le monde associatif et politique. Sont-elles dans une recherche de complémentarité avec les hommes ou bien au contraire sont-elles devenues leurs rivales désabusées ?

Luciani LANOIR-L'ETANG Luciani LANOIR-L’ETANG est née le 2 janvier 1951 à Bordeaux. Elle y effectue ses classes du primaire. Elle fait ses études secondaires au Havre. Après un séjour d’un an en Allemagne après le baccalauréat obtenu en 1970, elle débute des études d’allemand  à l’université de Rouen. Elle  obtient son CAPES en 1977.  Elle se marie en 1978 au Havre avec un enseignant guadeloupéen et rentre en Guadeloupe en 1980 où elle enseignera l’allemand jusqu’en 2011, date de son départ à la retraite. Elle est mère de 4 enfants.

Pendant sa carrière d’enseignante elle les sciences de l’éducation en 1989 à l’UAG, ensuite la sociologie, puis l’anthropologie ; un cursus de 12 années dont l’aboutissement sera, en 2003, la soutenance de sa thèse de doctorat en anthropologie : une recherche de terrain sur les solidarités en Guadeloupe. Sa thèse sera publiée chez l’Harmattan en 2005 sous le titre : « Réseaux de solidarité dans la Guadeloupe d’hier et d’aujourd’hui ». Actuellement elle prépare un second ouvrage sur la jeunesse en difficulté en Guadeloupe.



 

Les Tables Rondes

Espérance chrétienne et action citoyenne : tensions et limites dans
l'engagement citoyen (social, politique, éducationnel…)
Modératrice : Guylaine MUSQUET-BORDELAIS 
Questions : L'action citoyenne fait-elle partie du message de l'Évangile ? Aussi, a-t-on besoin d'être chrétien pour être un citoyen responsable ? Y a-t-il une différence entre l'action citoyenne d'un laïc et celle d'un chrétien ? Le message de l'Évangile dépasse-t-il les visées purement temporelles de l'engagement politique ou social ? Si nos convictions religieuses sont de l'ordre du privé, doit-on les tenir à l'écart de nos engagements politiques ou sociaux ?

Lignes-guides : la question des fins et des moyens... ou encore la tension entre éthique de conviction (Sermon sur la Montagne) et éthique de responsabilité, Max Weber).

Sommaire

La violence et les femmes en Guadeloupe (la violence faite aux femmes)
Modératrice : Joceline LAURENT 
Questions : Comment améliorer les relations interpersonnelles par nos paroles et nos actes ? États des lieux, actions (individuelles ou associatives), propositions…

Lignes-guides : l’engagement des femmes pour une transformation sociale ou combattre la violence en Guadeloupe.


Dîner-Débat-Musique

Contribution féminine au projet Guadeloupéen de Société
Modératrice : Christine DRAGIN
Questions : Quel pourrait être l’apport spécifique des femmes pour une société de projets, une autre Guadeloupe ? Quelles femmes pourraient être prises comme modèles ? Comment aider les femmes à développer une conscience et un engagement citoyen ? Comment les encourager à faire équipe avec leur mari dans leur projet ? Quel rôle peuvent-elles jouer auprès de leur mari, si ils ont une mission à remplir ? Quelle influence spirituelle peuvent-elles avoir sur leurs enfants dans la construction d’une Guadeloupe nouvelle ?
Soutenir et encourager ne signifie pas des femmes qui le font, une marque de faiblesse, mais au contraire une preuve de responsabilité, de force et de solidarité, une preuve d’amour.

Lignes-guides : les termes du petit opuscule sur la société guadeloupéenne "Pour une société de projets", sorti en 2011.

Réservez vos places en appelant l'infoline: 06 92 67 90 92 - 06 90 72 77 38 et téléchargez le coupon de réservation

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